Wheels and Wesh

Bien sûr, il y a la programmation, les customs exposés, les stands au Village et leurs exposants aux traits tirés par la fatigue. Bien sûr il y a les concerts, les courses, le surf, les rides, le soleil et la plage…mais bien sûr tout ça, vous l’avez sur tous les autres blogs 😉

Moi je vais vous parler de mon premier Wheels and Waves car oui, vous avez bien lu, c’était mon premier ! Est-ce que ce sera le dernier ?

En tout cas ce qui impressionne lorsqu’on débarque pour la première fois au festival de Biarritz, c’est le nombre de motos. Putain, y a des tas de motos. Y en a partout, à chaque coin de rue, dans chaque quartier, sur chaque route, dans toutes les villes aux alentours il y a des motos. Tu fais 30mn de bécane et tu croises 1000 collègues qui, comme toi, se déplacent par grappes de 15. T’en finis plus de saluer tout ce beau monde. A ton hôtel, y a des motos. Dans ton camping, y a des motos. Aux terrasses des cafés, devant chaque restaurant, sur les plages, partout des motos, encore des motos. Y a des japonaises, des anglaises, des italiennes, des allemandes, des américaines et du custom, du custom, du custom. Ce petit coin de France devient, l’espace de 5 jour, un genre de pays de la moto de caractère. Quel bordel ! Mais sérieux, qu’est-ce que c’est cool !!!

Bien sûr dans tout ça, beaucoup de belles bécanes rivalisent de style et valent vraiment le détour. Le spectacle est d’ailleurs autant au Village officiel que sur la route ou sur les parkings. On pourrait s’asseoir sur le bord de la départementale et les regarder passer, des heures durant, sans se lasser.

Mais j’ai mieux à faire. Direction le Village. Comme le veut la coutume, il fait humide une bonne partie du temps. C’est chiant mais pas grave car le festival se réserve pour la suite.

La pluie accueillante de Biarritz

Mais en effet, lorsque le soleil daigne enfin pointer le bout de ses rayons pour chauffer autant les verres de bières que les crânes sous les casques, il se dégage alors comme un doux parfum de Woodstock version rock’n roll. Les motards et motardes adoptent deux attitudes pas forcément contradictoires, choisissant soit de se vautrer avec délectation sur les bottes de paille dispersées ça et là, soit d’onduler leurs corps moites sur les riffs endiablés de quelque musicien que la chaleur soudaine mais intense, n’arrêtera pas.

Un peu à l’écart, je décide de faire une pause après avoir arpenté les allées du Village pendant des heures. Trois nanas discutent entre elles sans prêter attention à ma présence.

La brune : « les meufs, y avait un gars en short vert là-bas, trop canon »

La métisse : « ouais après bon…ils sont un peu tous pareils les mecs ici. Casquette, tatouages…c’est les mêmes »

La blonde, tournant la tête vers moi : « … »

Je les regarde, sourire en coin, ma casquette vissée sur la tête et les bras pleins de tatouages. Un problème les filles ? 🙂

Elles n’ont pas tort il faut l’admettre. Y a comme un stéréotype du motard dit « de caractère ». Nombreuses sont les casquettes de camionneur américain estampillées Deus, Kytone ou Ride & Sons et nombreux sont les tatoués. Et vous savez quoi ? Rien à foutre. Bye les filles, allez pécho du surfeur un peu plus bas sur la plage. Y en a plein, blonds, méga-bronzés et ridiculement musclés.

En tout cas l’ambiance, les bécanes, les rencontre…la mayonnaise prend immanquablement. Et c’est avec plaisir que j’y retournerai l’an prochain – si toutefois les autorités locales supportent encore une fois les grands enfants que nous sommes ! Il y a de quoi en douter vu le bordel que certains aiment mettre en centre ville à 2h du mat’. Mais c’est une autre histoire…

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2 commentaires entre amis “Wheels and Wesh

  1. le titre commencait bien, une analyze sur la democratisation de l’event et comment la culture surf landaise a tué l’élégance du début serait intéressante… pas tres politiquement correcte mais intéresante
    VR

    • Merci pour ton commentaire.
      N’ayant aucun recul sur l’event puisque c’était mon premier, impossible d’avoir la moindre analyse construite. Mais l’idée est intéressante. A voir pour l’année prochaine peut-être
      Janko

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